Comice

Bouleau - Taille directe - 65 x 35 x 25 cm

Bonne poire à chair fondante et sucrée,
gourmandise à déguster sans modération.

« Dans toute création, il existe un fil d'Ariane que l'artiste suit tout au long de son évolution.

L'arrivée de mon sixième arrière-petit-enfant ainsi que la naissance du premier arrière-arrière-petit-neveu m'ont incité, dans ce mois qui célèbre la Fête des mères, à présenter une sélection d'œuvres en hommage à toutes celles qui portent l'amour et la vie. »

Michel Bonnand, mai 2016

 

Michel Bonnand, face à nos propres mystères…

Que serait l'émotion sans la mémoire ? En voici la démonstration éclatante. Les œuvres de Michel Bonnand nous interrogent, sans compromis :
« Vivants, soyez incertains, doutez, et touchez ! » On croirait entendre ici ces accents, des cris, des fanfares, tout un concert fantastique.
Ces assemblages, métaphores accomplies mais néanmoins secrètes, trahissent bien quelques obsessions concevables, comme les trois gueules trop humaines de la Guerre, de la Peur ou de la Bêtise. Autant de prétextes à négocier, dès à présent, un pacte avec le spectateur : les volumes débordent du plan du tableau, plan qui, lui-même, a renoncé au cadre. Et tout cela émerge, et dans un face-à-face altier, vibre et vous lance : « Regarde ! » Regardons, donc.
Le résultat n'a rien de convenu : cicatrices, repeints, patines, enduits, réemplois, sur-couches, la table de ces matières est comme un inventaire merveilleux, coloré, parfois éteint, parfois éclatant, où toutes les nuances vont de concert.
Le ciel est ici descendu, et le regard saura se perdre dans le spectacle de ces allégories chuchotées.
Fidèle à ses principes, ce n'est pourtant pas tant par sa technique aboutie du travail du bois et de la toile que Michel Bonnand nous convainc, mais plus sûrement par l'observation narquoise du Faux et la nostalgie de la représentation du Vrai. Par quel miracle nous voilà ralliés à sa cause ? Peu importe, c'est un fait : dans une sorte d'évidence dont la manifestation finale serait, peut-être, la lente résonance de ces mots qui nous hantent sans raisons, les œuvres de Michel Bonnand nous renvoient à nous-même, dans une inexplicable intimité à nos propres mystères.»

Charles Dobrowski, novembre 2010

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